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RAPPORT SUR LES INVESTISSEMENTS ÉTRANGERS DIRECTS
[IED]
AU CANADA ATLANTIQUE
Destiné à
L’AGENCE DE PROMOTION ÉCONOMIQUE DU CANADA ATLANTIQUE
PRODUIT PAR
HIGH IMPACT SOLUTIONS
535, rue Montgomery
Fredericton (N.-B.) E3B 2X6
(506) 450-3710
Le 6 juin 2005
TABLE DES MATIÈRES
INTRODUCTION
SOMMAIRE
AU SUJET DE L’ENQUÊTE
CONSTATATIONS
RÉSUMÉ
RECOMMANDATIONS
CONCLUSION
INTRODUCTION
High Impact Solutions est heureuse de déposer les présentes constatations sur les investissements étrangers directs au Canada atlantique. Nous tenons à remercier l’Agence de promotion économique du Canada atlantique pour son appui et son aide.
Selon nous, le présent rapport dresse un portrait fidèle des impressions des cadres supérieurs des entreprises étrangères établies dans la région.
SOMMAIRE
High Impact Solutions est heureuse de déposer les constatations de son enquête sur les investisseurs étrangers directs au Canada atlantique visant à soutenir les travaux de commercialisation des investissements de l’APECA.
La présente section résume l’enquête. Une analyse plus détaillée et des notes explicatives figurent dans les sections du rapport suivant le résumé.
Soixante-deux des 76 entreprises étrangères établies au Canada atlantique ont répondu à notre enquête, ce qui représente un taux de réponse de plus de 80 %. Parmi ces entreprises, 51 ont répondu à toutes les questions de l’enquête.
Toutes les réponses sont constructives et dans la majorité des cas positives, même si certaines entreprises étrangères établies dans la région trouvent qu’il est difficile de faire affaire au Canada atlantique.
Cinquante pour cent des réponses proviennent du secteur manufacturier et 29,03 % proviennent du secteur des centres des relations avec les consommateurs. Le reste des réponses provient des entreprises des technologies de l’information (12,90 %), de la transformation (2 %) et d’autres secteurs (3 %). Ce dernier groupe représente des entreprises de la réparation et de l’entretien aérospatial et d’autres entreprises de services.
Par province, 50 % des répondants étaient établis au Nouveau-Brunswick, 32,35 % en Nouvelle-Écosse et 8,82 % de Terre-Neuve et de l’Île-du-Prince-Édouard, respectivement.
Nous avons demandé aux IED pourquoi ils avaient choisi le Canada atlantique. Des 59 entreprises qui ont répondu à cette question, 24, soit 40,68 %, ont cité le coût d’exploitation des entreprises comme motif majeur. 15,25 % se sont déclarées motivées par la main-d’oeuvre et 13,56 % par la présence de matières premières. L’accès au marché de l’Amérique du Nord a motivé 10,17 % des répondants, 5,08 % ont cité la proximité des États-Unis. Aucune entreprise n’a cité la proximité de l’Europe comme facteur de décision d’investir dans la région. Seulement deux pour cent des entreprises sont cité franchement la disponibilité d’incitatifs comme principal motif d’établissement dans la région. Toutefois, de nombreux répondants ont fait allusion aux incitatifs comme facteurs importants de décision.
Pour 98,18 % des répondants, la région a atteint ou dépassé leurs attentes et 90 % d’entre eux recommanderaient le Canada atlantique à un nouvel investisseur étranger.
Dix-huit entreprises, soit 29 % des répondants, sont satisfaites de la région au point de témoigner pour l’APECA.
Les constatations les plus emballantes proviennent certainement des 16 entreprises qui prévoient prendre de l’expansion d’ici cinq ans et des 14 autres qui estiment que d’autres secteurs de leur entreprise pourraient de toute évidence s’établir au Canada atlantique. Ce constat offre une occasion à saisir immédiatement par l’APECA et par les quatre provinces.
Parmi les difficultés persistantes, on continue de citer les liaisons aériennes et le coût du transport aérien en partance ou à destination de la région. Dans le secteur manufacturier, l’éloignement des marchés et les coûts du transport constituent des obstacles. Personne n’a relevé le problème des mouvements de biens à la frontière. Toutefois, une entreprise a mentionné qu’il devenait plus onéreux pour les cadres supérieurs d’entrer au Canada, ce qui laisse souvent une mauvaise première impression.
Parmi les autres problèmes figurent les pénuries de personnel compétent, les difficultés d’accès aux capitaux et au financement, les questions syndicales. D’autres encore citent le manque de soutien des gouvernements, qui n’ont pas de politiques d’achat sur place.
Près de 41 % des entreprises qui ont participé à l’enquête ont cité le coût d’exploitation des entreprises comme principale raison de choix du Canada atlantique. Parallèlement à la montée du dollar canadien, les entreprises constatent que cet avantage s’amenuise sensiblement.
Plus de 15 % des répondants ont déclaré que la disponibilité et de la qualité de la main-d’oeuvre avait été leur premier motif de s’établir dans la région. De nombreuses entreprises estiment également que les pressions exercées par la demande en main-d’oeuvre a quelque peu réduit la disponibilité et augmenté les coûts.
Les constatations de l’enquête offrent des occasions à saisir immédiatement pour produire des listes valables de clients potentiels, de nouveaux documents de publicité en se servant des témoignages des entrepreneurs et de l’expérience collective très positive, statistiquement démontrée, des IED au Canada atlantique.
Par contre, l’enquête a fait ressortir certains problèmes, dont celui de la réduction de la valeur de la principale raison d’établissement, soit celui du coût d’exploitation des entreprises. Il faut répondre aux signes de compression du bassin de main-d’oeuvre et d’augmentation des coûts. Enfin, le sempiternel problème de la desserte aérienne et des coûts du transport demeure.
AU SUJET DE L’ENQUÊTE
Au début d’avril 2005, nous avons constitué une liste-cible d’IED à partir du rapport de 2002 de l’APECA au Conseil économique des provinces de l’Atlantique. C’est à partir de cette liste que nous avons établi notre liste actuelle de contacts.
Toujours au début d’avril, nous avons rédigé et complété le questionnaire de 14 questions de l’enquête, en collaboration avec l’APECA. Pour maximiser le taux de réponse, le questionnaire a volontairement été tenu court. Les répondants pouvaient y répondre en six à huit minutes. Cette stratégie s’est révélée payante puisque presque tous les répondants ont répondu à toutes les questions.
Nous avons également utilisé un site Web pour permettre aux répondants de compléter le questionnaire à leur convenance. Cette approche s’est révélée très populaire, puisque tous les répondants, à une exception près, y ont eu recours.
Au départ, en 2002, nous disposions d’une liste de 104 entreprises décrites comme appartenant à des intérêts étrangers. La liste a été réduite par l’élimination des entreprises de niveau II. Les entreprises de niveau II sont les entreprises des secteurs des mines, de la pêche, de la chasse au phoque, de l’exploration pétrolifère et gazière et de leurs entreprises de soutien, les installations d’entreposage et de vente au détail des produits pétroliers.
Par la suite, 88 entreprises ont été ciblées. Quarante-deux d’entre elles étaient établies au Nouveau-Brunswick, six à Terre-Neuve, six en Nouvelle-Écosse et cinq à l’Île-du-Prince-Édouard.
À cette liste, nous avons ajouté le nom de douze autres IED découverts par High Impact Solutions et qui ne figuraient pas sur la liste initiale, soit qu’elles s’étaient établies après 2002, soit que l’enquête précédente ne les avait pas contactées.
Lors de nos contacts avec les entreprises, nous avons constaté que dix entreprises n’appartenaient pas à des intérêts étrangers.
Finalement, nous avons découvert un groupe de 76 entreprises de niveau I appartenant entièrement à des intérêts étrangers, susceptibles de participer à notre enquête.
Il convient de souligner que parmi les 62 entreprises qui ont participé à l’enquête, certaines n’ont pas répondu à toutes les questions. Les pourcentages comparatifs sont calculés en fonction du nombre de réponses à chacune des questions.
L’enquête a été menée entre le 21 avril et le 12 mai. Nous avons obtenu les réponses de 62 répondants, soit 82 % de l’univers possible. De ces 62 répondants, 51 ont répondu à toutes les questions.
Cinquante pour cent des répondants étaient établis au Nouveau-Brunswick, 32,35 % en Nouvelle-Écosse; Terre-Neuve-et-Labrador et l’Île-du-Prince-Édouard représentaient chacun 8,2 % des répondants.
Trente-cinq entreprises, soit 50 % des répondants proviennent du secteur manufacturier et 29,03 % proviennent du secteur des centres des relations avec les consommateurs. Le reste des réponses provient des entreprises des technologies de l’information (12,90 %), de la transformation (3,23 %) et d’autres secteurs (4,84 %). Ce dernier groupe comprend des entreprises de la réparation et de l’entretien aérospatial et d’autres entreprises de services.
CONSTATATIONS
Globalement, les présentes constatations sont très révélatrices et pleines de potentiel. Certaines confirment nos impressions tandis que d’autres sont contraires aux opinions que nous aurions pu avoir sur les perceptions que les répondants pouvaient avoir sur le Canada atlantique.
Certaines occasions qui s’offrent doivent être saisies immédiatement. Elles sont énumérées dans la section des recommandations et portent sur les perspectives d’expansion et d’attraction de nouveaux secteurs d’affaires d’entreprises établies.
En même temps, on constate que faire des affaires dans la région pose des défis particuliers.
Voici donc les constatations tirées des réponses et les principales observations faites par les répondants à chacune des questions :
Question. « Avant de s’établir au Canada atlantique, votre entreprise avait-elle des idées préconçues sur la région? »
Trente-six répondants représentant 60 % des entreprises sondées ont répondu qu’ils n’avaient pas d’idées préconçues. Des autres 40 %, représentant 24 entreprises qui ont répondu oui, les commentaires se rapprochaient sensiblement des observations suivantes.
« À la fin des années 1990, les salaires et les taux de roulement des effectifs étaient bas dans la région. La modicité des coûts au Canada atlantique s’expliquait par la faiblesse du dollar et comparativement au reste du Canada, c’est au Canada atlantique que les coûts étaient les plus bas. »
« Un personnel motivé, des coûts modérés, mais des problèmes de transport aérien. »
« De bonnes ressources humaines, une région économique, innovatrice, concertée propice à l’établissement et possédant, certaines structure de soutien gouvernemental. »
« Des préconceptions favorables, compte tenu de la position géographique. »
« Une population très scolarisée, orientée vers le service à la clientèle et un taux de chômage relativement élevé. Coût de la vie modéré. »
Certaines entreprises connaissaient déjà la région avant de s’établir parce qu’elles y avaient déjà eu des installations ou qu’elles avaient fait affaire avec des entreprises d’ici avant d’être invitées à s’établir ou à créer des coentreprises avec leurs partenaires.
Question. « Votre établissement au Canada atlantique s’est-il révélé à la hauteur de vos attentes? »
Quarante-cinq, soit 81,82 % des répondants ont déclaré que leur établissement avait répondu à leurs attentes et neuf d’entre eux, soit 16,36 % ont affirmé que leurs attentes avaient été dépassées. Nous estimons que ce résultat en lui-même constitue un témoignage que l’APECA devrait inclure dans ses documents promotionnels de la région destinés à l’étranger.
La majorité des commentaires font état de la qualité de la main-d’oeuvre, d’une solide éthique du travail, de la rentabilité des investissements et de la rémunération concurrentielle.
De nombreuses observations sont toutefois tempérées par les avertissements sur l’érosion de l’avantage concurrentiel financier du fait de l’appréciation du dollar canadien. Un des centres d’appels a déclaré qu’à son avis, le secteur était saturé dans la région et que les coûts de main-d’oeuvre augmentaient en conséquence. D’autres se disent préoccupés par le coût et l’insuffisance des transports aériens.
Question. « Quelle a été votre principale raison pour vous établir au Canada atlantique? »
Vingt-quatre des 59 entreprises qui ont répondu à cette question ont cité le coût d’exploitation des entreprises comme principal motif de s’établir dans la région. La main-d’oeuvre a été citée par 15,25 % des répondants, la proximité des marchés nord-américains par 18,64 %. Personne n’a cité la proximité de l’Europe comme motif d’établissement. La quatrième raison qui a motivé 13,56 % des répondants est la disponibilité des matières premières.
Par secteur, les constatations sont les suivantes : 25 % du secteur manufacturier cite le coût d’exploitation des entreprises et 21 % cite la proximité des marchés nord-américains comme principal motif. Pour 18 % des répondants du secteur, la disponibilité des matières premières a constitué la principale raison de leur établissement dans la région.
Dans le cas du secteur des centres de service à la clientèle, 61 % des décisions ont d’abord été motivées par le coût d’exploitation des entreprises tandis que 28 % ont été d’abord motivées par la disponibilité et la qualité de la main-d’oeuvre.
Dans le secteur des technologies de l’information, l’établissement a été motivé principalement et dans 75 % des cas par le coût d’exploitation des entreprises. La main-d’oeuvre a fait pencher la balance dans les 25 % restant.
Voici la ventilation des réponses par province :
Nouveau-Brunswick
Terre-Neuve-et-Labrador
Nouvelle-Écosse
-
Coût d’exploitation des entreprises29 %
-
Proximité des matières premières 29 %
-
Main-d’oeuvre 14 %
-
Accès au marché nord-américain 14 %
Île-du-Prince-Édouard
Bien que seulement deux pour cent des répondants aient déclaré que les incitatifs constituaient la principale raison de leur présence, nombre de répondants ont déclaré que cette raison avait constitué un deuxième motif de choix du Canada atlantique.
Question. Nous avons demandé aux compagnies étrangères de nous faire part de leur opinion sur la main-d’oeuvre, du point de vue de la productivité, des compétences, de la disponibilité, du taux de roulement et des compétences linguistiques. Nous leur avons demandé de les classer sur une échelle de 1 à 5.
Échelle : 1. supérieure, 2. mieux que la moyenne, 3. dans la moyenne, 4. moins bien que la moyenne, 5. très inférieure à la moyenne.
Plus de 77 % des répondants ont jugé le Canada atlantique supérieur ou mieux que la moyenne en termes de roulement des effectifs. Cet attribut est celui qui a obtenu la cote la plus élevée.
66 % ont affirmé que la qualité de la main-d’oeuvre était soit supérieure, soit meilleure que la moyenne au Canada atlantique par rapport à d’autres endroits.
49 % sont d’avis que la productivité de leurs employés du Canada atlantique est supérieure ou meilleure que la moyenne observée ailleurs.
En termes de disponibilité de la main-d’oeuvre, 41,51 % estiment que la région se classe mieux que la moyenne tandis que 9,43 % estime qu’elle est nettement supérieure.
Réparties par secteurs, la qualité de la disponibilité de main-d’oeuvre est la suivante : 67 % des répondants du secteur des centres de service à la clientèle déclarent qu’elle est meilleure que la moyenne ou nettement supérieure à celle observée ailleurs. La proportion de réponses similaires dans le secteur manufacturier est de 40 % et elle atteint 50 % dans celui des TI.
La réparation par secteur des réponses sur la qualité de la main-d’oeuvre est la suivante : Un taux impressionnant de 94 % des répondants du secteur des centres de service à la clientèle estime que la qualité de la main-d’oeuvre est supérieure ou nettement supérieure à la moyenne au Canada atlantique. Dans le secteur des TI on obtient des réponses similaires dans 71 % des cas, alors que le taux baisse à 40 % dans le secteur manufacturier.
Répartie par province, la question de la disponibilité de la main-d’oeuvre montre que 55 % des répondants du Nouveau-Brunswick la juge supérieure ou nettement supérieure à d’autres régions. En Nouvelle-Écosse, le taux de réponses similaires est de 47 % à Terre-Neuve-et-Labrador, il se situe à 33 % et il est de 20 % à l’’Île-du-Prince-Édouard.
Nous avons recueilli certains commentaires défavorables sur les compétences linguistiques. Toutefois, plutôt que de faire référence au bilinguisme (français-anglais) de la main-d’oeuvre, ces commentaires déploraient davantage la qualité de la grammaire anglaise. Dans l’ensemble, 62,75 % des répondants estiment que les compétences linguistiques se comparent à celles observées ailleurs.
Question. Coûts globaux d’exploitation. 66 % estiment qu’en termes de compétitivité, les coûts sont inférieurs ou nettement inférieurs à la moyenne.
Question. Coût du transport. 45 % des entreprises qui ont répondu au questionnaire estiment que la région est en recul (soit que les coûts sont plus élevés) par rapport à d’autres régions.
Question. Fardeau administratif. 62 % estime qu’il se situe dans la moyenne comparativement à d’autres lieux, tandis que 26 % trouvent qu’il est un peu moins lourd qu’ailleurs.
Question. Nous avons demandé aux IED ce qu’ils pensaient de la structure de la fiscalité des entreprises au Canada atlantique. Soixante-quinze pour cent des répondants sont d’avis que la structure de la fiscalité des entreprises dans la région est équivalente ou supérieure à celle d’autres administrations.
Plus de 30 % des répondants la juge plus concurrentielle que celle d’autres régions. La polémique sur ce sujet se résumerait au fait que la perception des « étrangers » est contraire à celle des « autochtones ».
Question. « Avez-vous des projets d’expansion au Canada atlantique d’ici cinq ans? » La réponse à cette question montre qu’une proportion élevée de 26 % des répondants, soit 16 entreprises, a des projets d’expansion. Cette réponse indique donc des occasions à saisir immédiatement par l’Agence de promotion économique du Canada atlantique.
Malgré tout l’intérêt de la réponse à cette question, celle de la question suivante est encore plus prometteuse.
« Existe-il d’autre processus ou fonctions de vos processus d’affaires actuels pouvant logiquement être transférées ou élargis au Canada atlantique? Quatorze entreprises ont fait état de fonctions ou de processus susceptibles d’être ajoutés aux activités actuelles.
Question. « La fiscalité des entreprises est-elle concurrentielle au Canada atlantique? » Vingt-neuf entreprises, soit 63,04 % des répondants, estiment que la fiscalité des entreprises est concurrentielle. Les mêmes répondants estiment que la perception générale est que notre fiscalité des entreprises manque de compétitivité.
Il est intéressant de souligner que 90 % des répondants reconnaissent que les taux d’imposition sur le revenu personnel sont élevés, mais que ce fait n’a pas été retenu dans la décision de s’établir au Canada atlantique.
L’enquête révèle que les entreprises étrangères sont confrontées à de nombreux défis au Canada atlantique. Nous avons reçu 34 observations relatives à la question suivante : « S’il y a lieu, quels sont les principaux obstacles aux investissements au Canada atlantique? » ‘
Les principaux obstacles portent sur :
-
La disponibilité et le coût du transport aérien
-
Les problèmes de transport pour les entreprises manufacturières et l’éloignement des marchés
-
Un léger recul de la qualité de la main-d’oeuvre qui commence à se faire sentir
-
Les perceptions sur l’ampleur de la fiscalité des entreprises
Question. « Si votre expérience au Canada atlantique est valable et si votre décision de vous implanter ici s’est révélée rentable, seriez-vous disposé à fournir un témoignage dont l’APECA pourrait se servir? »
DIX-HUIT ENTREPRISES, SOIT 29 % DES RÉPONDANTS, SONT SATISFAITES DE LEUR EXPÉRIENCE AU CANADA ATLANTIQUE AU POINT DE VOULOIR EN TÉMOIGNER. Le nombre d’entreprises disposées à témoigner nous a vraiment impressionné. À trois exceptions près, toutes souhaitent qu’on communique directement avec leurs représentants pour recueillir leurs témoignages. Certaines s’adresseront à leur siège social pour qu’il témoigne.
Question. Nous avons sollicité les observations des répondants sur les politiques d’investissement et les exigences réglementaires du gouvernement du Canada. Les réactions sont mitigées. Certains n’ont pas d’opinion, d’autres font des observations favorables, d’autres sont défavorables.
Nous avons reçu des réactions positives sur le sujet des incitatifs. Généralement, on estime que les deux paliers de gouvernement offrent un soutien financier satisfaisant. Les programmes reposant sur le remboursement reporté en franchise des intérêts sont considérés comme des programmes de soutien utiles et justes. On estime que les incitatifs offerts par le Canada atlantique se comparent à ceux offerts par le reste du Canada. Un répondant a souligné qu’ils n’étaient pas à la hauteur des incitatifs disponibles aux États-Unis.
RÉSUMÉ
Les IED au Canada atlantique ont été et demeurent des réussites, au point ou 98 % des représentants interrogés déclarent que la région a répondu à leurs attentes ou les a dépassées. En outre, 90 % d’entre eux recommanderaient le Canada atlantique à d’autres entreprises étrangères cherchant un endroit où s’établir. D’une façon plus pratique, 18 entreprises, soit 29 % des répondants, sont disposées à offrir des témoignages dont l’APECA pourrait se servir.
Plus de 80 % des répondants jugent que leur expérience au Canada atlantique a été nettement meilleure ou un peu meilleure que celle vécue ailleurs.
Parmi les constatations pratiques, notons que 26 % des répondants, soit 16 entreprises ont des plans d’expansion au cours des cinq prochaines années. Ce constat offre à l’APECA une occasion de s’assurer que l’on donnera suite à ces projets et qu’on y emploiera le plus grand nombre possible de résidents du Canada atlantique.
De même, 14 autres entreprises estiment que certaines de leurs activités pourraient logiquement être déménagées au Canada atlantique. Ce fait offre donc une autre occasion que doit saisir immédiatement l’APECA.
En matière de fiscalité, même si les taux d’imposition sur le revenu personnel sont considérés comme élevés, ils n’interviennent pas dans la décision d’établir une entreprise au Canada atlantique. Par contre, la fiscalité des entreprises est prise en compte dans la décision, mais elle est jugée concurrentielle, comparée à d’autres régions et elle ne constitue donc pas un obstacle. Toutefois, les répondants reconnaissent l’existence d’une « perception » voulant que la fiscalité soit beaucoup plus lourde ici qu’ailleurs.
Certaines questions exigent de nouvelles études ou posent des défis qui réclament des solutions.
Notre avantage concurrentiel financier s’érode. La qualité de main d’oeuvre et le bassin de main-d’oeuvre qualifiée régressent. Les transports aériens continuent de faire problème. La fiscalité des entreprises est jugée compétitive, mais les entrepreneurs continuent de croire qu’elle est très lourde.
Soulignons enfin que notre enquête a permis de découvrir douze autre entreprises étrangères et de constater que dix entreprises considérées comme étrangères appartenaient en fait à des intérêts canadiens.
RECOMMANDATIONS
Pour ses activités de commercialisation tant au pays qu’à l’étranger, l’APECA devrait miser sur l’impression extrêmement favorable que les IED tirent de leur expérience au Canada atlantique et de leur appui manifeste.
L’APECA devrait immédiatement élaborer un plan d’action avec les 14 entreprises qui estiment que certains volets de leurs activités pourraient être déménagés au Canada atlantique.
L’APECA devrait élaborer un plan d’action visant les 16 entreprises qui ont l’intention de prendre de l’expansion au cours des cinq prochaines années.
L’APECA devrait communiquer immédiatement avec toutes les entreprises qui se sont déclarées disposées à fournir des témoignages que l’Agence pourrait utiliser dans ses campagnes de commercialisation.
Il faut continuer de répéter auprès des investisseurs potentiels que notre fiscalité est concurrentielle et l’illustrer par des exemples comparatifs avec les administrations des États-Unis ciblées.
Il y aurait lieu d’envisager la mise au point d’un programme de suivi coordonné s’adressant aux firmes étrangères établies au Canada atlantique. Ce programme aurait des répercussions intéressantes à divers niveaux. Dans un premier temps, il permettrait de découvrir de nouvelles occasions d’expansion des affaires et les possibilités d’importation de nouvelles activités des entreprises établies. D’autre part, il pourrait prévenir le départ de ces entreprises et relever les difficultés avant qu’elles ne se transforment en véritables problèmes.
Nous terminerons sur un rappel de prudence : L’enquête a été menée sur une base de stricte confidentialité, comme le précisait la lettre de présentation de monsieur Serge Langis, directeur général du secteur Commerce et Investissement et répété lors de nos appels téléphoniques. Il est donc impératif de respecter cette confidentialité et tout partage de renseignements spécifiques recueillis durant cette enquête avec des organismes ou des gouvernements externes sans la permission des entreprises qui les ont fournis serait malavisé.
CONCLUSION
L’enquête, par ses questions et par la quantité et la qualité des réponses a permis de dresser un portrait détaillé à l’intention de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique. Elle offre beaucoup plus qu’un simple échantillonnage des EDI, en fait, elle constitue une rétroaction complète de presque toutes les EDI de niveau I établies au Canada atlantique.
Le défi consistera désormais à donner suite aux constatations de l’enquête pour maximiser les possibilités d’emploi et de production de la richesse dans la région.
Nous avons été très heureux de participer à ce travail particulièrement stimulant.