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Table ronde sur le le commerce et l’investissement

 

Le 29 avril 2017 - Halifax, Nouvelle-Écosse
Organisée par le Groupe consultatif sur la croissance en Atlantique

Secteur d'intérêt

Accroître les échanges commerciaux et les investissements entre le Canada atlantique et les marchés internationaux.

Faits saillants

Les participants ont souligné plusieurs points importants et ont proposé un éventail de mesures possibles, entre autres : libérer le potentiel de la région en favorisant un commerce intérieur plus ouvert à l’échelle de la région et du pays et en incitant les plus grandes entreprises à s’approvisionner auprès des petites entreprises exportatrices de la région; tirer davantage parti des activités de mentorat et mobiliser du soutien pour favoriser une croissance accrue des exportations; mieux sensibiliser les entreprises qui ne connaissent pas nécessairement les programmes d’exportation actuellement offerts; favoriser l’innovation continue et l’ajout de valeur dans le secteur manufacturier et celui de la transformation alimentaire; accroître l’accès au marché de l’exportation pour les petites et moyennes entreprises (PME) au moyen de l’expédition et de l’entreposage de détail en conteneur; établir des partenariats avec des établissements postsecondaires pour que les programmes permettent l’acquisition des compétences nécessaires pour accroître les exportations et l’investissement direct étranger.

Résumé des discussions et considérations

Obstacles au commerce interne : Les entreprises doivent pouvoir développer leurs activités dans leur région avant de songer à exporter dans les marchés internationaux. Toutefois, au Canada atlantique, il existe toujours des obstacles interprovinciaux au commerce qui nuisent à la croissance intérieure. Ces obstacles devraient être éliminés pour permettre aux entreprises de développer pleinement leur potentiel sur leur territoire.

Accès aux marchés : L’accès aux marchés internationaux demeure un défi pour de nombreuses entreprises de l’Atlantique. En dépit des accords de libre-échange en vigueur, il est toujours difficile pour les entreprises, en particulier pour les exportateurs de produits agroalimentaires, de répondre aux exigences et aux normes étrangères.

Acheminer les produits vers les marchés : Les exportateurs de la région de l’Atlantique, en particulier ceux qui se trouvent en régions rurales, doivent composer avec certaines difficultés pour transporter leurs produits vers les ports régionaux et les aéroports internationaux en raison de l’infrastructure de transport limitée et des coûts élevés liés au transport. Compte tenu du rôle essentiel que jouent les ports et les aéroports de la région pour favoriser le commerce, les participants ont aussi mentionné qu’il est nécessaire que les intervenants et les gouvernements poursuivent leur coopération afin que les ports de commerce et les aéroports internationaux de la région demeurent concurrentiels à l’échelle mondiale. Si les PME n’utilisent pas les routes maritimes et les installations d’expédition de la région, elles disparaîtront. Un changement de culture est nécessaire pour s’éloigner des approches commerciales traditionnelles.

Chaînes de valeurs mondiales : Les PME de l’Atlantique peuvent participer aux chaînes de valeur mondiales, mais elles ne semblent pas savoir comment y accéder; elles ne savent entre autres pas à quelles entreprises de niveau 1, 2 et 3 elles peuvent accéder à l’intérieur d’une chaîne d’approvisionnement donnée. Les PME doivent aussi connaître les critères de référence auxquels elles doivent satisfaire pour devenir des fournisseurs certifiés.

Diversification des marchés : Compte tenu de la forte dépendance de la région au marché des États-Unis, les participants ont reconnu qu’il est nécessaire de diversifier les marchés d’exportation de la région. Ils ont mentionné plusieurs défis auxquels les PME de l’Atlantique doivent souvent faire face pour accéder à de nouveaux marchés, comme le manque de temps, l’absence d’agents de développement des affaires spécialisés, les obstacles linguistiques et la quasi-absence de connaissances des programmes d’exportation qui pourraient les aider. Parmi les possibilités mentionnées, notons le transport en collaboration avec de grands exportateurs qui ont déjà accès aux marchés ciblés et qui ont des contacts dans ces marchés, ainsi que la possibilité d’encadrer un entrepreneur qui immigre au Canada atlantique pour lui ouvrir des portes et lui permettre d’établir des contacts dans son nouveau pays.

Accès à la main-d’œuvre : Trouver de la main-d’œuvre en milieu rural constitue un défi. Les participants ont mentionné qu’il est nécessaire d’atténuer les restrictions relatives à l’accès aux travailleurs étrangers au Canada atlantique, autant à ceux qui sont peu spécialisés qu’à ceux qui sont hautement qualifiés. Les participants considèrent aussi que la région pourrait attirer des travailleurs pouvant occuper des postes de haute direction, car de nombreux professionnels vivant aux États-Unis cherchent des occasions d’immigrer au Canada.

Exportations à valeur ajoutée : On doit mettre davantage l’accent sur les exportations à valeur ajoutée et sur l’augmentation de celles-ci.

Accès à des capitaux : L’accès à des capitaux permettant aux entreprises de la région de développer leurs activités à plus grande échelle est un défi pour celles-ci. Le secteur agroalimentaire de la région pourrait bénéficier d’un meilleur accès à du capital, surtout compte tenu des faibles marges de profit et des coûts élevés des immobilisations. Les obstacles empêchant les jeunes agriculteurs d’accéder au marché de l’industrie agroalimentaire sont importants; une approche axée sur l’encadrement par des agriculteurs d’expérience aiderait les jeunes agriculteurs à se développer avec le temps (p. ex. accroître la valeur de leur entreprise sur une période de 10 à 15 ans).

Présence sur le marché : Une entreprise du Canada atlantique peut vendre davantage dans un marché international si elle est physiquement présente dans celui-ci. Il arrive souvent qu’elle doive se plier à une exigence l’obligeant à procéder à la fabrication ou à l’assemblage dans ce pays. Le fait d’avoir une présence physique dans un marché étranger ne compromet ni les emplois ni la croissance au Canada atlantique : au contraire, cela peut souvent aider une entreprise à accroître ses exportations.

Investissement direct étranger : La région pourrait bénéficier d’une approche ciblée, stratégique et réactive permettant d’attirer des investissements directs étrangers. Pourquoi ne pas attirer de tels investissements dans un secteur précis, comme les océans, pour tirer parti des forces du Canada atlantique? Les étudiants étrangers sont aussi une source potentielle d’investissement.

Principales idées

Accélérateurs d’entreprises pour les exportateurs : Adopter le modèle fructueux des accélérateurs et incubateurs commerciaux pour fournir les mêmes programmes et services de mentorat aux nouveaux exportateurs. Le programme comprendrait des jalons et offrirait un soutien sous forme de mentorat. Le mentorat individuel pourrait aider les petites entreprises à établir des liens avec des acheteurs internationaux et à acquérir les compétences, l’expertise et les réseaux dont elles ont besoin pour réussir à l’étranger. Mettre l’accent sur la croissance : Accorder l’aide gouvernementale en priorité aux entreprises qui manifestent des aspirations de croissance. Simplifier l’accès à la multitude de programmes et de soutiens en matière d’exportation offerts aux PME en accordant à celles-ci un point d’accès unique. Étudier la possibilité de créer une plateforme ou une grappe régionale pour un secteur particulier de l’industrie, comme l’agroalimentaire, pour mettre au point une stratégie ciblée misant sur les forces de la région et harmonisant les efforts déployés dans la région dans le secteur. La plateforme ou la grappe pourrait mettre des installations spécialisées à la disposition des PME pour leur permettre de déployer leurs innovations à plus grande échelle (p. ex. nouvel emballage, nouveaux produits).

Mise en marché des produits : L’industrie pourrait collaborer aux initiatives régionales, comme le projet pilote de chargement partiel d’un conteneur, lequel vise à aider les exportateurs qui n’ont peut-être pas assez de marchandise pour remplir un conteneur. Les participants ont signalé que ce projet pilote est essentiel pour faire augmenter les exportations de la région. Il est aussi important de bien renseigner les délégués commerciaux du Canada au sujet des entreprises, des capacités et des produits de la région pour qu’ils puissent aider à promouvoir les PME du Canada atlantique à l’étranger. Marchés publics : Il faudrait utiliser les technologies canadiennes dans les marchés publics lorsqu’il est possible de le faire. Utiliser les nouvelles technologies mises au point au Canada.

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