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Une industrie qui reste à flot

Baie de Bouctouche

Depuis longtemps les huîtres des Maritimes figurent parmi les gâteries préférées des amateurs de fruits de mer du monde entier. La méthode traditionnelle de culture et de récolte de l’huître est un travail ardu, mais cela s’améliorera grâce à une initiative de collaboration lancée dans la baie de Bouctouche, au Nouveau-Brunswick.

Grâce à une nouvelle méthode, les ostréiculteurs des collectivités du Sud-Est du Nouveau‑Brunswick peuvent produire une huître de taille commerciale en trois ans ― et 90 % de la récolte correspond à la catégorie de fantaisie, c’est-à-dire la meilleure qualité.

Tout a commencé il y a douze ans lorsque Serge LeBlanc, jeune biologiste et ostréiculteur, est allé voir un fournisseur local dans le domaine de l’ostréiculture pour lui faire part de ses idées sur la culture des huîtres.

« Il est venu me voir en disant : ”Je pense que ça pourrait marcher“, explique le président de Bouctouche Bay Industries Ltd, Rhéal Savoie. Je lui ai donné du treillis métallique et des flotteurs en mousse de polystyrène, et nous nous sommes mis au travail. »

Après peu de temps, mais beaucoup de rencontres et de collaboration avec des spécialistes en biologie marine, des producteurs d’huître, des fabricants et des concepteurs d’équipement, un premier prototype a vu le jour.

Le produit de la compagnie OysterGroMC, un système de cages en treillis métallique flottant sur deux grands flotteurs en plastique, permet de suspendre les huîtres juste au-dessous de la surface de l’océan, là où l’eau est chaude et le plancton, dont se nourrit l’huître, abondant.

De nombreux résidants des environs de la baie de Bouctouche tirent avantage des possibilités offertes par le nouveau système : nouveaux emplois, diversification du secteur des pêches dans les collectivités côtières et retombées économiques du produit des ventes.

En même temps, ils vantent la qualité et les avantages uniques des huîtres des Maritimes, qui, contrairement à leurs cousines du Sud, hibernent pendant plusieurs mois, ce qui est particulièrement avantageux pour les exportateurs qui veulent expédier des huîtres vivantes sur les marchés internationaux. Les huîtres peuvent voyager à travers le monde pendant trois mois si elles sont conservées dans un milieu froid et humide.

Une petite entreprise peut parfois se sentir bien isolée : c’est pourquoi M. Savoie affirme que l’aide de l’APECA va bien au-delà du seul financement.

« L’Agence m’a aidé à embaucher des gens de l’extérieur qui regardent tous les aspects et se posent les questions : Allons-nous dans la bonne direction? Quels sont les outils dont nous avons besoin? »

Rhéal et son équipe modifient sans cesse leur conception afin d’en accroître l’efficience.

« Ma philosophie a toujours été d’être à l’écoute des ostréiculteurs et de leur parler. Si six ou sept producteurs ont le même problème, c’est pour moi l’occasion de trouver une solution. »

C’est la preuve qu’un brin de pensée novatrice et de coopération traditionnelle peuvent renforcer une collectivité locale tout en faisant le régal des amateurs de fruits de mer à l’échelle de la planète.

Publié le 13 septembre 2013