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Inépuisable ingéniosité

plantesDans les industries riches en ressources, comme celles de la foresterie, de la pêche et de l’agriculture, la récolte et la transformation produisent des déchets organiques utiles qui sont habituellement relégués aux sites d’enfouissement.

Mais à l’heure actuelle, une entreprise de Fredericton appuie l’industrie des Maritimes, non seulement en assurant la gestion de ses déchets, mais en les transformant en produits écologiques durables.

Envirem Organics prend les déchets non contaminés de l’industrie – des déchets qui aboutiraient autrement dans un site d’enfouissement – et les convertit en compost, en sol organique, en paillis d’écorce, en mélanges de culture et en engrais organique. Les produits de l’entreprise sont vendus dans des commerces de détail et dans l’industrie agricole de la côte Est de l’Amérique sous les noms de Greenhouse GoldMC and Nutri-WaveMC.

L’entreprise établie en 2010 compte 75 employés. Elle exploite huit usines au Nouveau‑Brunswick et en Nouvelle-Écosse et transforme chaque année plus de 500 000 tonnes d’écorce, de fumier ainsi que de déchets de pomme de terre, de poisson, de homard, de crabe et de saumon.

Le directeur général d’Envirem, M. Bob Kiely, affirme qu’il a attrapé le virus du recyclage au début des années 1990, lorsqu’on a commencé à mettre davantage l’accent sur la gestion de l’environnement dans l’industrie.

« Si vous exploitez une usine et que vous devez soutenir la concurrence sur le marché mondial, on vous évalue, non seulement en fonction de la qualité de votre produit, mais aussi en fonction de votre rendement du point de vue de l’environnement, explique-t-il. Envirem a prospéré, et les entreprises ont compris la valeur du recyclage sur le plan des ventes et du marketing. »

Sans oublier la valeur du développement durable.

Envirem est sans cesse à la recherche de solutions de remplacement pour des ressources non durables, comme la terre végétale. Auparavant, la terre végétale était récoltée sur des plaines inondables ou des terres agricoles productives. À l’heure actuelle, Envirem produit du sol : un mélange de compost et de sable écologique et durable.

L’entreprise cherche également des solutions plus écologiques, pour remplacer une autre ressource utile, mais non durable : la tourbe.

« La tourbe est une matière de très grande qualité, mais elle n’est pas renouvelable : elle met des milliers d’années à se former. C’est pourquoi nous effectuons beaucoup de recherche afin d’offrir des solutions de rechange et de prolonger ainsi la vie des réserves de tourbe, chez nous, au Nouveau-Brunswick. »

M. Kiely affirme que le partenariat d’Envirem avec l’APECA est très important pour sa croissance.

« L’Agence nous a fourni un financement traditionnel pour les immeubles et l’équipement de transformation, qui nous a permis d’accroître notre efficacité et notre capacité de production. »

Par ailleurs, la recherche et le développement de produits sont essentiels à la réalisation des objectifs à long terme d’Envirem, et l’aide financière du Fonds d’innovation de l’Atlantique a été cruciale pour le lancement d’un projet de recherche de quatre ans. Envirem travaille en collaboration avec la faculté d’agriculture de l’Université Dalhousie afin de trouver d’autres produits organiques qui ont une valeur élevée sur le marché.

« Nous produisons actuellement beaucoup d’engrais et d’autres fertilisants organiques approuvés par l’industrie des fruits et légumes certifiés biologiques. Ces industries sont en croissance dans les Maritimes et partout dans le monde; nous cherchons à développer nos produits afin de cibler ces marchés. »

Et comme les consommateurs sont de plus en plus nombreux à demander des produits écologiques et durables, l’engagement d’Envirem à l’égard des idées nouvelles et écologiques est plus nécessaire que jamais.

Publié le 11 février 2013