Agence de promotion économique du Canada atlantique
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Exploiter l’énergie des marées

Fundy Ocean Research Centre for Energy.
C’est dans la baie de Fundy, au Canada atlantique, que l’on trouve les plus grandes marées de la planète.

Au cours de chaque cycle de marées de 12 heures, plus de 100 milliards de tonnes d’eau s’engouffrent dans la baie et en ressortent avec puissance, ce qui en fait l’un des meilleurs endroits pour produire de l’énergie marémotrice en Amérique du Nord.

Mais la transformation de l’énergie marémotrice de la baie de Fundy en électricité verte ne pouvait que demeurer un rêve dans un environnement difficile au fond marin complexe.

Du moins jusqu’à maintenant.

Après des années de recherche universitaire et de développement dans le secteur privé, John Woods, président du Fundy Ocean Research Centre for Energy (FORCE), organisme sans but lucratif situé en Nouvelle-Écosse, affirme que le FORCE aura « l’infrastructure transformatrice d’énergie marémotrice la plus grande au monde ».

Cet organisme, constitué de concepteurs, de responsables de la réglementation, de scientifiques et d’universitaires des secteurs public et privé, s’affaire depuis 2009 à tester quatre turbines (qui fonctionnent un peu comme des moulins à vent sous‑marins) à ses installations de démonstration situées dans le passage de Minas, dix kilomètres à l’ouest de Parrsboro, en Nouvelle-Écosse.

Une fois les installations complètement opérationnelles, elles comprendront un centre d’interprétation, quatre câbles sous-marins, un poste électrique de haute tension et une ligne de transport d’énergie de dix kilomètres reliant les génératrices au réseau.

Voilà une excellente nouvelle pour une région ayant le potentiel d’alimenter des centaines de milliers de maisons en énergie lorsque la technologie sera entièrement mise au point.

Selon John, le projet est aussi favorable pour plusieurs entreprises locales, dont Minas Basin Pulp and Power (Minas), de Hantsport, en Nouvelle-Écosse, qui a d’abord été choisie pour construire les installations et qui demeure un partenaire permanent. Et c’est sans compter les travailleurs locaux qui en bénéficieront.  

« Nous prévoyons augmenter l’embauche dans la région lorsque viendra le moment d’installer les turbines; nous aurons besoin d’ouvriers spécialisés en recherche marine, en fabrication et en construction, ainsi que de personnes pour en assurer la surveillance et l’entretien et pour surveiller leur effet sur l’écosystème », indique John.

Il souligne en outre la solidité de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA) en tant que partenaire du FORCE tout au long du processus. « L’Agence a rapidement compris l’esprit du programme et l’a adopté avec passion et enthousiasme. L’appui de l’APECA contribue à animer et à motiver notre équipe. »

Une fois les essais avec les quatre premières turbines terminés, l’avenir de cette source d’énergie sera grand. « Si ces premières turbines fonctionnent, nous pourrons en installer beaucoup d’autres », ajoute John. « Ce sont là des perspectives très stimulantes. »

L’exploitation de cette ressource propre et renouvelable à l’aide d’une technologie canadienne s’accompagnera forcément de nouveaux investissements et de nouveaux emplois dans notre région.

Voilà un rêve qui se sera réalisé contre vents et marées!

Publié le 10 novembre 2011