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Un produit sucré

Bouteilles du sirop d'érable
L’ancienne méthode utilisée pour
 
récolter la sève d’érable et la faire bouillir pour en faire un sirop sucré et épais est plus qu’un art traditionnel. Il s’agit d’une industrie qui a un immense potentiel.

Le Nouveau-Brunswick est le plus grand producteur de produits d’érable biologiques et autres au monde, et son succès sur la scène internationale ne cesse de croître. Voilà une victoire qui se savoure.

« La production acéricole n’est pas un simple passe-temps artisanal; il s’agit d’une industrie, souligne Yvon Poitras, directeur général de l’Association acéricole du Nouveau-Brunswick, une association qui contribue à la croissance de plus de 125 acériculteurs néo-brunswickois.

« Au Nouveau-Brunswick, nous sommes fiers de cette industrie traditionnelle », explique-t-il.

Les précieuses forêts de feuillus de la province fournissent 1,8 million de kilogrammes de sirop d’érable pour les marchés extérieurs, notamment les États-Unis, la Corée, Taïwan, le Japon et l’Allemagne. 

Les ventes de produits dérivés de l’érable représentent des recettes annuelles de 12 à 15 millions de dollars (soit les recettes les plus élevées après le Québec et le Vermont) et plus de 2000 précieux emplois en région.

L’Association appuie non seulement les acériculteurs de la province, mais elle s’occupe aussi du réseautage en plus d’aider à la commercialisation et à la détermination de marchés d’exportation, notamment dans le cadre de salons commerciaux en France où l’alimentation est importante.

« Nous organisons des dégustations lors de ces salons afin que les gens puissent goûter la différence : il n’y a pas de vanille, pas de goût de brûlé, seulement de l’érable pur. »

Il ajoute également que, contrairement aux producteurs d’autres territoires qui utilisent trois ou quatre essences d’érables différentes, les producteurs du Nouveau-Brunswick utilisent uniquement des érables à sucre à 95 pour cent; le produit est donc unique et de haute qualité.

« Nous croyons réellement que le sirop d’érable est un cadeau de Mère Nature », précise Yvon en souriant.

Il affirme également que l’appui de l’APECA à l’égard de l’industrie locale de l’érable est essentiel.

« Il ne fait aucun doute dans mon esprit que nos acériculteurs et notre industrie ne seraient pas aussi bien organisés sans l’aide de l’APECA. »

Pour ce qui est de l’avenir, Yvon croit que l’industrie locale aura des défis à relever, mais qu’il existe aussi d’importants débouchés. 

« Nous devons faire face à la nouvelle concurrence provenant de l’État de New York qui jouit de nouveaux programmes d’appui pour les acériculteurs, explique-t-il. Voilà qui pourrait remettre en jeu notre troisième position dans l’avenir. »

Toutefois, comme seulement 30 pour cent des producteurs locaux vendent des produits d’érable à valeur ajoutée (autre que le sirop en vrac), par exemple des bonbons, des crèmes et des petites bouteilles spéciales, de nouveaux marchés sont toujours accessibles.

C’est ce genre de réflexion créative qui permettra à l’industrie de transformer ce cadeau sucré de Mère Nature en un savoureux succès dans l’avenir.

Voir le communiqué destiné aux médias sociaux de l'APECA portant sur Kenneth Maple Farms.

Publié le 20 avril 2012