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Le carburant de l’avenir pousse dans la baie de Fundy

une scientifique

C’est la ruée vers l’or vert.

L’huile d’algue pourrait bien être la solution de remplacement propre des combustibles fossiles. Lorsqu’il s’agit d’exploiter ces puits de biocarburants microscopiques de l’avenir, une petite entreprise néo-écossaise est sur le point d’apporter des innovations révolutionnaires.

Mara Renewables Corporation de Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, a appris que le microorganisme « T18 » – un type d’algue qui pousse naturellement dans la baie de Fundy – produit de l’huile d’algue à un rythme beaucoup plus élevé que les autres souches d’algues utilisées actuellement dans la recherche de biocarburants. L’entreprise de recherche a donc entrepris d’importants travaux en vue d’élaborer des procédés novateurs et rentables afin de produire et d’extraire ce bioproduit prometteur.

Les enjeux sont élevés. Ils sont même très élevés. Les biocarburants écologiques et biodégradables à base d’algues pourraient bien un jour remplacer les produits pétroliers, et même le carburant aviation.

Ce n’est pas la première fois que le fondateur et président de Mara, John Risley, innove avec les produits de la mer. Il a auparavant mis sur pied Ocean Nutrition Canada (ONC) et a participé à sa croissance pour en faire le principal fournisseur de suppléments alimentaires provenant de la mer et de produits nutraceutiques dérivés des huiles de poisson. En fait, Mara est née de la recherche réalisée à ONC et en est la toute dernière société essaimée avant l’acquisition d’ONC par Royal DSM au prix de 540 millions de dollars en juillet 2012.

L’équipe de près de 20 scientifiques de Mara s’affaire à terminer la phase de recherche et développement en vue de produire de l’énergie propre avec le T18. Comme l’explique le chercheur principal et directeur de la recherche et développement, Roberto Armenta, le procédé visant à produire de l’énergie propre avec le T18 s’apparente au « brassage de la bière ».

« Au lieu d’ajouter du sucre aux algues, les scientifiques utilisent des déchets, qui fermentent et finissent par produire de l’huile, un processus qui ne nécessite pas les rayons du soleil », précise M. Armenta.

Mara fait des essais avec divers types de déchets afin de trouver les ingrédients qui donneront le meilleur rendement, notamment des déchets de pommes de terre et de pommes.

trois scientifiques

Grâce à son système intégré de production de biocarburant, Mara entend produire et vendre de la matière première biologique et des biocarburants à base d’huile d’algue aux distributeurs et aux raffineries du pays et de l’étranger.

« Le soutien de l’APECA a été essentiel au développement de cette technologie aux nombreuses applications à l’échelle mondiale », ajoute M. Armenta.

Non seulement les scientifiques de Mara démontrent-ils qu’il est possible de produire du carburant avec des algues, mais ils s’efforcent de le faire rapidement (en moins de cinq ans) et à un prix comparable à celui du baril de pétrole. C’est tout un exploit!

La durabilité est au cœur des valeurs de Mara, qui est fière de participer à la recherche de solutions aux défis environnementaux. Et dans son cas, sa solution bien de chez nous pourrait bien se retrouver dans le réservoir à essence de votre automobile ou de l’avion qui vous transporte.

Publié le 9 avril 2015