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Saisir l’occasion

Activités de NGC Nunatsiavut Construction Inc.

Pour survivre, toute entreprise doit nécessairement réduire ses coûts et accroître sa productivité.

Mais le secret de la survie et de la prospérité de deux entreprises du Canada atlantique, c’est de trouver de nouveaux marchés et de mettre à profit leurs atouts.

La diversification est un mode de fonctionnement pour NGC Nunatsiavut Construction Inc., une entreprise située dans la collectivité de Postville, dans le Nord du Labrador.

À ses débuts en 1998, la scierie occupait huit employés saisonniers; l’entreprise offre maintenant divers services et emploie 25 personnes à temps plein.

Au départ, l’entreprise coupait des grumes pendant l’hiver pour les marchés locaux et construisait des chemins d’accès, puis elle a pris de l’expansion afin d’approvisionner les marchés de bois à pâte. Mais lorsque ces marchés ont chuté en 2006, NGC Nunatsiavut Construction Inc. a décidé de chercher des occasions ailleurs.

Owen Fitzgerald (à gauche) et Dan Christmas à Membertou

« Nous sommes devenus une installation de stockage en vrac de carburant pour l’industrie minière, transportant des marchandises et faisant le plein d’hélicoptères ainsi que la transformation secondaire de boîtes en bois », affirme le gestionnaire de l’entreprise, Maxwell Kinden.

Et quand la compagnie a trouvé une réserve d’agrégat (sable, gravier et pierres concassées)en construisant un chemin sur sa propriété, une nouvelle occasion s’est présentée.

À l’heure actuelle, l’entreprise concasse les matériaux sur place, puis les expédie par barge vers de nombreuses collectivités côtières — où ils peut être utilisés comme couche de base, dans des produits en béton comme des briques et des tuyaux ainsi qu’à des fins de contrôle de la neige et de la glace ou de filtration.

Et ce n’est pas tout : la compagnie vient aussi de mettre sur pied une division de construction qui se spécialise dans la construction de structures sur des terrains accidentés : le premier projet était un centre de réadaptation de 2 500 pieds carrés — un pavillon de ressourcement — dont la construction n’a duré que deux mois.

« S’ils nous disent que ce n’est pas faisable, ils nous appellent, et nous le faisons », poursuit M. Kinden.

Pendant ce temps, près de 2 000 kilomètres plus au sud, à  l’île du Cap-Breton, cinq collectivités des Premières Nations ont formé l’Unama’ki Economic Benefits Office (Unama’ki est le nom du Cap-Breton en langue micmaque), une stratégie de collaboration unique en matière de développement économique.

Le bureau, qui est situé à Membertou, a été ouvert il y a six ans afin de superviser les occasions d’affaires pour les entreprises des Premières Nations découlant du projet d’assainissement des étangs de goudron de Sydney de 400 millions de dollars. Le bureau a veillé à ce qu’environ 19 millions de dollars soient réservés pour permettre aux entreprises autochtones de participer à ce projet d’envergure, conformément aux ententes signées.

« Des conseils, de la formation et des efforts soutenus ont permis aux entreprises autochtones d’acquérir une expérience utile, un précieux savoir-faire ainsi que la confiance nécessaire », explique Owen Fitzgerald, le directeur général du bureau.

« Elles présentaient des soumissions et obtenaient des contrats, ce qui a fait passer la valeur des travaux réalisés sous contrat par les entreprises des Premières Nations des 19 millions de dollars prévus à 71 millions de dollars, et permis la création d’emplois à temps plein pour plus de 35 personnes. »

Selon M. Fitzgerald, l’APECA a pris un risque en donnant aux cinq Premières Nations l’occasion de montrer leur potentiel, un risque qui a permis aux huit employés du bureau de chercher de nouvelles possibilités économiques, de former plus de 300 travailleurs autochtones pour occuper des postes spécialisés et bien rémunérés, et de créer près de 200 emplois à temps plein.

« L’investissement initial de l’APECA a permis d’attirer d’autres investissements et d’établir de nouveaux partenariats. Nous n’aurions sans doute pas pu saisir ces occasions n’eut été de l’investissement initial et de l’appui de l’APECA. »

Pour NGC Nunatsiavut Construction Inc., l’aide de l’APECA est loin de s’être limitée à du financement.

« L’APECA a toujours été là pour nous, tant au moment de planifier les affaires qu’à celui de saisir les occasions, et elle nous a conseillés pour nos activités, souligne M. Kinden. Le personnel a une bonne relation de travail avec les collectivités du Nunatsiavut, et nous n’aurions pas pu faire ce que nous faisons dans le Nord sans lui. »

Quant à l’avenir, il s’annonce prometteur, tant pour M. Fitzgerald que pour M. Kinden.

Pendant la dernière saison, les recettes de NGC Nunatsiavut Construction Inc. ont augmenté de près 30 %, et M. Kinden a bon espoir que la croissance se poursuivra.

De son côté, l’Unama’ki Economic Benefits Office explore actuellement d’autres débouchés économiques et de nouvelles possibilités de partenariats avec des entreprises, afin de poursuivre sur sa lancée.

Pour les deux collectivités concernées, la croissance économique est le meilleur effet secondaire possible des occasions trouvées — et saisies.

Publié le 11 juin 2013