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Un pas en avant

Deux personnes utilisent un ordinateur

Des millions de transactions électroniques sont effectuées chaque jour, ce qui rend la tâche de déceler les activités bancaires frauduleuses aussi difficile que de chercher une aiguille dans une botte de foin. Une entreprise technologique de Terre‑Neuve‑et‑Labrador offre cependant aux banques les outils nécessaires pour les aider à surmonter cette difficulté.

L’entreprise Verafin Inc. a été fondée en 2003 par trois étudiants de cycle supérieur en génie électrique à l’Université Memorial de Terre‑Neuve.

« Nous développions des systèmes de surveillance destinés aux véhicules d’exploitation minière souterraine lorsque nous avons été sondés par un ancien élève de l’Université Memorial de Terre‑Neuve qui s’intéressait à notre logiciel comme solution au blanchiment d’argent et à la fraude », explique Brendan Brothers, cofondateur et directeur de la commercialisation des produits.

Aujourd’hui, plus de mille banques et coopératives de crédit en Amérique du Nord sont équipées du logiciel analytique de pointe de l’entreprise.

Verafin et son équipe de près de 200 employés ont recours à des éléments d’intelligence et de prise de décisions artificielles afin de cerner des activités douteuses, des transactions frauduleuses et des transactions suspectes de blanchiment d’argent entre les institutions financières.

Brendan fait remarquer que le crime organisé n’est plus caractérisé par des vols de banques et par la contrebande comme c’était le cas à l’époque d’Al Capone.

« De nous jours, le crime organisé à une portée internationale et est surtout commis par des gens très instruits dans la vingtaine qui considèrent la fraude bancaire en ligne comme un moyen simple de faire de l’argent », affirme Brendan.

« Ils agissent comme des entreprises menées par des dirigeants et se fixent des objectifs. La clé de leur succès repose sur Internet et l’anonymat qui en émane. Pour eux, compromettre votre identité et voler vos justificatifs bancaires en ligne représentent un risque faible à haute rentabilité. »

Brendan explique que la surveillance des escrocs peut être très profitable.

Rien que quelques semaines après avoir adopté les mesures analytiques de Verafin, une banque en Floride a réussi à prévenir une tentative de fraude en ligne de 40 000 $ ainsi qu’une deuxième tentative de 100 000 $ quelques semaines plus tard.

L’aide financière accordée par l’Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA) aux termes du Fonds d’innovation de l’Atlantique et du Programme de développement des entreprises a contribué à la recherche et au développement de pointe et à l’atteinte de nouveaux marchés.

« Je crois que ce sont autant les conseils du personnel de l’APECA que le financement qui nous ont aidés à prendre de l’expansion, affirme Brendan. La capacité d’établir des partenariats et de rassembler de nouvelles idées peut être très utile. »

À l’heure actuelle, Verafin se prépare à ouvrir un bureau satellite à Toronto qui se concentrera sur l’énorme marché américain des services bancaires communautaires. Comme il existe une dizaine de milliers d’institutions financières qui emploient près d’une centaine de différentes plateformes bancaires, l’entreprise a assez de pain sur la planche pour s’occuper pendant de nombreuses années à venir.

Selon Brendan, c’est l’approche à plateforme unique axée sur le comportement de son entreprise qui lui a donné un avantage concurrentiel. Toutefois, c’est la surveillance continue des tendances et l’amélioration constante des produits analytiques qui permettront à l’entreprise de demeurer à l’avant‑garde.

Dans un monde où la technologie évolue rapidement, demeurer un pas en avant des escrocs n’est pas simplement une option, mais plutôt une nécessité.

Publié le 10 avril 2014